Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 21:57

Tahiti, le bateau de Charly, est à l’eau ! Evidemment, dans un folklore brésilien ! Une après-midi entière pour le lever à la grue et le poser sur une remorque élaborée les jours précédents par les charpentiers du chantier. A contrario, une descente à l’eau style « freefall » (Vous savez, ces radeaux de survie à l’arrière des pétroliers ou autres  cargos qui sont lâchés pleine balle quand il faut évacuer le navire !) Je ne sais pas si un câble casse, ou si le tracteur de Peter n’étale pas le poids remorque + bateau… ? Mais nous voici en quelques secondes à l’eau ! Bon… Très bien… Nous flottons !! Après presque deux ans de chantier et beaucoup de misères, Charly est plus qu’heureux d’admirer le nouveau paysage à travers ses hublots !

 

mise à l'eau Tahiti 001-2

Tahiti is ready !

 

mise à l'eau Tahiti 007-2

La coccinelle bleue nous soutient avec sa musique à fond les haut-parleurs !

 

PA270119

Ok Charly ? C’est parti !

 

 

PA270118-2 

PA270125

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PA270126

Peter et son tracteur, toujours le sourire ! Merci Peter!

  

 

 

Quant aux pièces du moteur, elles sont arrivées ! A Récife, dans le bagage de Catherine ! Une sacrée organisation que ce rapatriement mécanique ! Entre le suspens des livraisons en temps, A. le Fourbe qui accepte d’amener le colis puis se dédit quand tout se dessine… Un grand merci à Jay-Jay qui joue le coordinateur-livreur sur Paris, un grand merci à Catherine qui transporte les précieuses pièces au-delà des frontières (C’est bien connu que les femmes ont plus de coui…. que les hommes, non ??), et merci aussi à M. Freinet, distributeur Nanni sur Paris, qui fait en sorte d’arranger les choses !

Même l’aller-retour Jacaré-Récife pour récupérer les pièces fut épique ! A travers ce trajet, je vous raconte la vie quotidienne brésilienne.

Nous partons avec Bruno en taxi pour l’aéroport de Récife : Bruno rejoint sa femme, moi je récupère les fameuses pièces. Le chauffeur Bernardo, très sympa, roule au gaz naturel comme plus de 40% des voitures ici, principalement celles à grand kilométrage. Un départ sans encombre. Je regarde les travaux qui sont réalisés ici par l’armée. Engins militaires et soldats de réserve en tenue piquent au marteau, creusent, goudronnent, aplanissent… Il nous faut passer une frontière d’état entre le Paraiba et Rio Grande do Norte. Là, tout transporteur paye une taxe de douanes, à l’intérieur-même du pays, ce qui peut rendre chère la marchandise !

Sur la route, les Brésiliens, bien que très loin derrière les Indiens d’Inde, sont assez portés sur l’usage du klaxon. Il faut distinguer le « pouêt » = « Attention, j’arrive ! », du « pouêt-pouêt » = « Gardez bien votre file ! » (la droite, la gauche, peu importe puisqu’il n’existe pas de règle pour doubler !) ou encore du « pouêêêêêttt » style râleur français = « Tu vas démarrer oui ou mer.. !?! »

Les passages se font en force ! Mieux vaut avoir une solide carcasse ! Il est préférable d’observer le paysage plutôt que le mode de conduite !

Après 1h30 de route, nous rencontrons un premier accident : un car tout « éraflé », une voiture sur le dos et un camion dans le décor, la cabine arrêtée par les arbres en contrebas… Quelques 300m plus loin, un deuxième accident (qui, chronologiquement, devait être le premier) : un camion est retourné, la remorque éventrée et aplatie, la cabine en triste état. La police nous dévie vers un petit village où nous nous engouffrons tous. Malheureusement, pour en sortir, il faut grimper une côte pavée, sur laquelle coule un petit ruisseau… Un camion trop chargé ne passera pas l’obstacle : patinage, glissage en crabe, blocage de toute la circulation… Nous voici pris de tous les côtés. Presque 2h plus tard, l’effort de deux grues synchronisées réussira à retourner la remorque effondrée, libérant ainsi les automobilistes en stress ! Les hostilités reprennent ! On dirait un lâcher de spermatozoïdes lors de leur unique course ! « C’est moi qui passe ! C’est moi le premier ! »

Nous avions pris une très grande marge « au cas où », et arrivons pile-poil à l’heure pour accueillir Catherine. Les amoureux restent à Olinda, je repars seule avec Bernardo… et mes pièces !!

Le retour sera beaucoup plus calme (mais aussi long avec les bouchons !). 17h30, le crépuscule. La visibilité tombe, Bernardo en profite pour écrire quelques SMS au volant, tout en me montrant du menton le « lieu des accidents »… « Mouais… Vivement qu’on arrive ! »

A la radio, on entend une chanson d’Amy Winehouse remasterisée à la brésilienne avec des rythmes de samba. C’est un désastre ! J’espère qu’au moins elle ne l’entend pas !

Tout ce qui est musique étrangère, au Brésil, est d’abord « brasilisé ». On reconnaît un air, une mélodie ; mais les arrangements ou les voix sont retravaillés à la brésilienne. Idem pour la télévision. Aucune série ne vient de l’extérieur. (Pour les films je ne sais pas). Il ya censure, presque une dictature culturelle ou intellectuelle. Les Brésiliens n’imaginent rien en dehors du Brésil. Rarissime celui qui sait que, pour venir de France, il faut traverser un océan. « Ah bon ? Tu ne longes pas les côtes ? »

Heureusement, on change de station, et on finit le trajet avec du forro, la guinguette brésilienne ! Musique traditionnelle très gaie, à base d’un accordéon-clavier, d’une batterie, et d’une danseuse très court vêtue !

Enfin, on arrive à Jacaré ! Ouf ! Heureuse de retrouver Ratafia ! Maintenant, il ne reste plus qu’à remonter le moteur ! "Allo Guillerme?"

 

 

Si vous avez quelques minutes à perdre, vous avez toujours le droit d'écrire un petit message!

Et bon anniversaire au frangin, très bientôt papa! 

 

 

Par La tiote
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Mes partenaires

imagesAvec l'aimable collaboration de l'USBCO, équipe de football de Boulogne

   

BCK logoAvec l'énorme travail du BCK, club Canoe-Kayak, pour la capote.

 

Et la participation de la Chambre de Commerce.

Merci à la Pâte à Pizza

 

Ma position

Pour visualiser ma position, cliquer ici

Remerciements

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés