Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 21:42

 

25 novembre 2011, nous quittons (enfin !) Jacaré ! Le comité de départ est présent. Charly et Chelo que nous espérons revoir bientôt, Claude et Paule avec leur corne de brume, Jean, John, Leslie… Frèd lève l’ancre ! C’est la Sainte Catherine, je pense « Bonne fête Maman ! »

 

0.départ de Jacaré-2

Tchau tout le monde !!

 

La nav’ jusque Luis Correia se passe très bien. Agitée au départ, « Ratafia, ce n’est pas un bateau pour les vieux ! » selon Frèd ! Une magnifique dorade coryphène (suicidaire !) d’environ 4-5kg viendra agrémenter nos repas (déjà bons car l’équipier aime la bouffe !). Cuisinée à la tahitienne (cuite au citron vert, tomates, concombres, oignons et lait de coco) le midi et frie le soir… Un régal !

 

1.coryphéne,sur Ratafia,super

Hum ! Celle-là ravira nos estomacs !


Bon, j’apprends aussi que mes poissons rose fluo à voile sont en réalité des méduses (rose fluo et à voile toujours !) qui remontent le vent avec leur crête dorsale.

 

drapeau-2

Confection ou réparation du drapeau de courtoisie… Mieux vaut ménager les susceptibilités !


L’arrivée à Luis Correia est un peu casse-tête ! Aucune carte récente, et des « waypoints » (=des coordonnées données par des amis) qui nous envoient dans les rochers… L’entrée ne correspond pas vraiment avec ce que nous avons sur les cartes françaises ou brésiliennes. Mais les pêcheurs (sur des barques mais aussi sur de gracieuses felouques) sont là pour nous expliquer le chemin ! Le décor est magnifique, très vert, de la mangrove avec des dunes de sable blanc derrière. Prêts à mouiller, mais…. Ah zut ! Nous voilà posés sur un banc de sable… Un peu de génois penchera Ratafia et le libèrera de son enlisement. Nous voici arrivés !

 

Luis Correia 022-2

 

Luis Correia 023-2

Les pêcheries de Luis Correia.

 

 

Luis Correia 027-2

 

Les pêcheurs lavant leurs filets.

 

 

Luis Correia 026-2

L’église de Luis Correia. Comme tous les villages ou villes maritimes, la décoration intérieure est très liée à la mer.

 

 

Luis Correia très belle escale. Petit village de pêcheurs, tranquille. Le mouillage est agité car le vent est fort sur la côte nord du Brésil, et dans ce couloir qui accélère le vent, Ratafia navigue sur place ! Plus tard nous irons chez Pelé et Dalva, qui possèdent un petit ponton et nous permettent l’accès à leur douche, et de refaire le plein d’eau. Le bateau est en sécurité : deux chiens montent la garde (et ce ne sont pas des Buddy !!).

 

Luis Correia 056-2

Au ponton de Pelé.

 

10.maison à Pelé

Chez Pelé et Dalva.

 


Petites réparations pour Edouardo, le régulateur d’allure, dont les rotules sautent (un peu trop) régulièrement.

 

 

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Luis Correia 051-2

Les dunes de l’autre côté du rio, où nous irons en annexe, à la rame ! (vent et courant traversiers nous dépalant !)

 

 

5 Décembre 2011, nous quittons Luis Correia, et le Brésil. Route vers la Guyane française. Dehors ça souffle, déjà dans le chenal des vagues toutes blanches se lèvent. « Normal, vent contre courant » me dis-je… Mais dehors, ça ne s’améliore pas… Et plus vraiment question de faire demi-tour avec ce courant à contre… 3 ris dans la grand voile, petit bout de génois, au largue, nous nous écartons de la côte, et nous relayons à la barre toute la nuit pour passer au mieux les vagues. 2 jours de rodéo, puis tout se calme, une fois passé la longitude de Sao Luis, le vent tombe. C’est à ce moment qu’on s’aperçoit que la cadène du bas-hauban arrière babord sort de son logement… (Les cadènes sont les pièces permettant de fixer les haubans sur renforts reliés à la coque.) On peut dire qu’on est chanceux, car le temps reste calme tout le temps de la réparation. (Nous avançons tout de même à 3 noeuds avec le courant, toutes voiles affalées !) Avec les moyens du bord, nous fabriquons une cadène à l’aide d’une estrope d’acier. « En espérant que nous ayons une météo calme jusque l’arrivée ! » Sécurisé tout de même avec un bout depuis les barres de flèche. Le tout tiendra nickel.

 

cadène 002-2

Une estrope d’acier bloquée d’un côté par une cosse sertie, de l’autre par deux serre-câble à suivre. La plaque d’inox perpendiculaire permet de maintenir l’estrope en place sans entailler le pont.

 


Cette fois nous ne pêcherons pas. Mais observerons de nombreux dauphins : des dauphins qui nous snobent, des vieux rosés, des endormis, un jeune acrobate qui nous fera un flip arrière parfait sans une éclaboussure ! des globicéphales, des dauphins joueurs… Et des dorades coryphènes qui nous narguent, mais pas suicidaires celles-là !!

 

Arrivée à Cayenne de nuit. Le chenal est gigantesque, le plus beau que j’ai jamais vu : une piste d’aéroport !! Tout droit et illuminé de partout ! Juste un feu directionnel me perturbera, car je n’en avais jamais vu et je crois à un bateau qui se dirige droit sur nous ! Nous entrons à contre courant, mais tout à la voile ! Un grain de bienvenue, on aperçoit enfin la « marina » où nous retrouvons Amélise le bateau de Bruno sur lequel nous comptons nous mettre à couple. Mais le courant traversier nous vaut une arrivée spoutnik, un bisou à Bruno à minuit… Nous sommes arrivés en Guyane ! Un bout de France !

Je retrouve du monde : Emma, Loïc et la petite Adèle de Kalanag connus à Itaparica, Hugues et Dominique sont là aussi.

Ce 16 décembre, nous assistons au lancement de Soyouz, qui envoie 3 satellites. Nous avons beau être en site « rapproché », l’événement est très bref ! Des heures d’attente pour quelques secondes de spectacle ! Un point rouge qui traverse le ciel ! (Mais très belle image-souvenir de la fusée passant derrière un nuage, couleurs splendides !)

 

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Sur l’écran géant, retransmission et compte à rebours !

 

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Décollage!

 

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Derrière le nuage!

DSC00159-2Sortie de nuage!

Bon, d’accord… sur les photos on ne voit pas grand-chose… ! Mais on peut dire qu'on y était!

Par La tiote
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 02:59

Les fêtes se succèdent au Brésil : le 02 novembre la Toussaint (décalée d’une journée par rapport à l’Europe), le 12 novembre la fête de la Sainte Vierge, le 15 novembre la fête nationale (proclamation de la République) …

Pour la Sainte Vierge, nous avons droit au défilé des Marinettes dans la (seule) rue du village. Moyenne d’âge 65 ans ! Sous la barre des 55 ans seule une fillette d’une dizaine d’années assure la relève ! (Je vous laisse imaginer le lever de gambettes et le lancer de bâton !) Selon les villageois : « C’est toujours pareil le défilé ! » Pourtant à en croire la synchronisation, on ne dirait pas ! Toute la rigueur brésilienne !! « Le Brésil n’a pas intérêt à se faire attaquer par la mer ! » rigole Jean. Entre celle qui a oublié ses chaussures et danse en baskets, celle qui n’est jamais en phase avec la troupe, celle qui ne trouve pas son mouchoir au fond de sa poche quand toutes les autres l’agitent en l’air… La Marine ne brille pas ce soir, mais nous fera bien rigoler !

 

Pour la fête nationale, c’est un braquage à main armée… Hugues et Dominique (rencontrés à Aratu) arrivent au matin du 15 novembre et se font attaquer le soir même à bord de leur bateau par des gars cagoulés et armés de fusils, dans leur cockpit. Ce sont les bombes lacrymogènes (et le bon et courageux réflexe de Hugues !) qui feront fuir les agresseurs. Je ne voudrais pas casser l’image de ce lieu plutôt tranquille, l’événement reste inhabituel. Mais Charly et moi prendrons l’habitude de garder nos radios VHF en veille même la nuit...

 

Et puis, il est temps de partir : le moteur est réparé, le tour des environs a été fait, et le bateau réclame la mer : le feu de tête de mât (navigation + mouillage) se désiste. Malheureusement, cette petite chose toute neuve était à la pointe de la technologie : les LED sont moulées dans la résine, et le feu irréparable. Feu le feu de nav’ ! (Mais, j’ai gardé les feux de balcons, ces vieux trucs qui marchent toujours après un coup de papier de verre et de dégrippant !)

 

Nous allons donc partir ! Nous, c’est-à-dire Ratafia, moi et un nouvel équipier ! Fred, arrivé ici sur un voilier dont le programme a été modifié, possède un bon CV nautique : bon mécano, aimant cuisiner et disposant d’une large bonne humeur. OK ! Roule pour la Guyane française ! Suite au déménagement des (nombreuses) affaires de Fred et au ravitaillement, Ratafia s’enfonce encore un peu plus… On peut dire qu’au moins on aura de quoi matosser !

Ce sera la première longue nav’ accompagnée (de quelqu’un qui parle, contrairement à Buddy qui était toujours d’accord et n’avait pas le choix !)

 

Direction nord. Escale prévue : euh…. ?? Parnaiba ? Sao Luis ? Les îles du Salut en Guyane ?

 

Bisous à tous ! Et promis la prochaine fois, je mettrai des photos !

 

Par La tiote
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 17:24

Je n’ai pas beaucoup de nouvelles intéressantes à vous donner puisque je me consacre au bateau ces derniers temps. La cale moteur subit un nettoyage approfondi « Ah bon ? Il y avait de la peinture beige sous cette couche de poussière noire ? » ; le circuit d’échappement est refait comme à l’origine (mais un peu mieux… !). Le moteur suit le chemin inverse de la dernière fois : siège passager de Guillerme, brouette, barcasse, palan sur la bôme, et retour à sa place originale dans le ventre vide de Ratafia. Guillerme gère l’alignement (On avait laissé les silent-blocs en place, donc pas trop trop difficile…) et rebranche tout. Premier essai « tam tam tam » (roulement de tambours !) : infructueux…. ! « Bah Guillerme ! C’est quoi ce câble de masse de batterie ? ». Deuxième essai : ça préchauffe, mais ne démarre pas ! Y’a du mieux, mais ce n’est pas encore ça !! En chintant le démarreur, le crin-crin tourne très bien. Le problème vient finalement du tableau de bord, que je démonte et : « Tiens balèze ce moteur ! Il démarre maintenant sans courant !! » Le coupe-circuit installé avant de quitter Boulogne est déjà mort : il ne coupe plus rien ! A changer ! Le moteur lui démarre au quart de tour – sans préchauffage toute fois – et  tourne avec une douce musique rassurante, un joli « tac-tac » tout neuf, sans aucune fumée à l’échappement ! Voilà une bonne chose !!

 

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Avant: la cale moteur, vide et propre !

 

 

repose-moteur-012-2.JPG

Après: le retour du schtroumpf moteur !

 

Je m’attaque alors au réservoir de gasoil, que je vide entièrement (et je suis surprise d’en retirer tant ! Le moteur se nourrissait vraiment d’eau ou quoi ??). Radical, mais ras le bol de galérer avec ce fichu moteur (c’est frustrant sur un bateau à voiles !) Je n’ai pas de béret basque pour filtrer ce gasoil ! Ca fera au moins des heureux au village : pêcheurs et mécanos à qui je donne le tout en précisant qu’il y a « un peu d’eau et beaucoup d’autres choses » dedans. Après quelques efforts, j’extirpe le réservoir du coffre (Qui a dit qu’il fallait faire de la gym pour s’entretenir sur un bateau ??) et le nettoie. Contente de la manip’ quand je vois sortir des morceaux (de ??) et une espèce de bouillasse ! Scie, peinture, nouveau support et le réservoir retrouve sa place. J’en profite pour filtrer à la chaussette le reste de gasoil en bidon : des choses bizarres s’y sont développées (apparemment des champignons) malgré les produits (chers !) sensés manger l’eau et les bactéries !

Les tuyaux de pompe de cale sont rétanchéifiés et le filtre à eau de mer nettoyé : il contenait, outre les coquillages, un crabe et une masse gluante du style petite méduse !!?!

 

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The tank !

 

Les autres bricoles n’ont guère grand intérêt si ce n’est mon confort : je couds enfin des moustiquaires (parce que y’en a marre de servir de dîner à ces bestioles qui décidément apprécient la chair blanche !) et retaille « de manière fonctionnelle » le taud de soleil gracieusement donné par Jean-Gabriel avant son départ.

 

Nous retournons enfin au mouillage, tranquilles ! Et Ratafia va peut-être enfin poursuivre sa route ???

Ah oui ! Comme vous me demandez souvent au sujet des cafards ! Le traitement infligé – à savoir : tout vider, tout nettoyer, et pulvériser du « algoflash barrières à insectes », suivi d’un coup de « Mortein » de temps à autres – semble avoir été efficace. Un téméraire ose parfois se montrer (Malheur à lui !) mais ils ne doivent plus être très nombreux à bord ! A moins qu’ils ne soient vraiment bien cachés et attendent de former une troupe pour me livrer bataille ??

 

Clé de fa, le Mélody de Jacques et Danielle (les Jack Daniel’s !) que j’avais rencontré il y a un peu plus d’un an sur l’île de Sal au Cap-Vert, vient de partir. Vers la Guyane française puis la Martinique. « Qui sait peut-être à plus tard ! » En tous cas, chapeau bas à Danielle qui a peur de l’eau (Comme toi Maman !) et supporte avec beaucoup de courage depuis quelques années pour suivre son époux ! Respect !

Par La tiote
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 21:57

Tahiti, le bateau de Charly, est à l’eau ! Evidemment, dans un folklore brésilien ! Une après-midi entière pour le lever à la grue et le poser sur une remorque élaborée les jours précédents par les charpentiers du chantier. A contrario, une descente à l’eau style « freefall » (Vous savez, ces radeaux de survie à l’arrière des pétroliers ou autres  cargos qui sont lâchés pleine balle quand il faut évacuer le navire !) Je ne sais pas si un câble casse, ou si le tracteur de Peter n’étale pas le poids remorque + bateau… ? Mais nous voici en quelques secondes à l’eau ! Bon… Très bien… Nous flottons !! Après presque deux ans de chantier et beaucoup de misères, Charly est plus qu’heureux d’admirer le nouveau paysage à travers ses hublots !

 

mise à l'eau Tahiti 001-2

Tahiti is ready !

 

mise à l'eau Tahiti 007-2

La coccinelle bleue nous soutient avec sa musique à fond les haut-parleurs !

 

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Ok Charly ? C’est parti !

 

 

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Peter et son tracteur, toujours le sourire ! Merci Peter!

  

 

 

Quant aux pièces du moteur, elles sont arrivées ! A Récife, dans le bagage de Catherine ! Une sacrée organisation que ce rapatriement mécanique ! Entre le suspens des livraisons en temps, A. le Fourbe qui accepte d’amener le colis puis se dédit quand tout se dessine… Un grand merci à Jay-Jay qui joue le coordinateur-livreur sur Paris, un grand merci à Catherine qui transporte les précieuses pièces au-delà des frontières (C’est bien connu que les femmes ont plus de coui…. que les hommes, non ??), et merci aussi à M. Freinet, distributeur Nanni sur Paris, qui fait en sorte d’arranger les choses !

Même l’aller-retour Jacaré-Récife pour récupérer les pièces fut épique ! A travers ce trajet, je vous raconte la vie quotidienne brésilienne.

Nous partons avec Bruno en taxi pour l’aéroport de Récife : Bruno rejoint sa femme, moi je récupère les fameuses pièces. Le chauffeur Bernardo, très sympa, roule au gaz naturel comme plus de 40% des voitures ici, principalement celles à grand kilométrage. Un départ sans encombre. Je regarde les travaux qui sont réalisés ici par l’armée. Engins militaires et soldats de réserve en tenue piquent au marteau, creusent, goudronnent, aplanissent… Il nous faut passer une frontière d’état entre le Paraiba et Rio Grande do Norte. Là, tout transporteur paye une taxe de douanes, à l’intérieur-même du pays, ce qui peut rendre chère la marchandise !

Sur la route, les Brésiliens, bien que très loin derrière les Indiens d’Inde, sont assez portés sur l’usage du klaxon. Il faut distinguer le « pouêt » = « Attention, j’arrive ! », du « pouêt-pouêt » = « Gardez bien votre file ! » (la droite, la gauche, peu importe puisqu’il n’existe pas de règle pour doubler !) ou encore du « pouêêêêêttt » style râleur français = « Tu vas démarrer oui ou mer.. !?! »

Les passages se font en force ! Mieux vaut avoir une solide carcasse ! Il est préférable d’observer le paysage plutôt que le mode de conduite !

Après 1h30 de route, nous rencontrons un premier accident : un car tout « éraflé », une voiture sur le dos et un camion dans le décor, la cabine arrêtée par les arbres en contrebas… Quelques 300m plus loin, un deuxième accident (qui, chronologiquement, devait être le premier) : un camion est retourné, la remorque éventrée et aplatie, la cabine en triste état. La police nous dévie vers un petit village où nous nous engouffrons tous. Malheureusement, pour en sortir, il faut grimper une côte pavée, sur laquelle coule un petit ruisseau… Un camion trop chargé ne passera pas l’obstacle : patinage, glissage en crabe, blocage de toute la circulation… Nous voici pris de tous les côtés. Presque 2h plus tard, l’effort de deux grues synchronisées réussira à retourner la remorque effondrée, libérant ainsi les automobilistes en stress ! Les hostilités reprennent ! On dirait un lâcher de spermatozoïdes lors de leur unique course ! « C’est moi qui passe ! C’est moi le premier ! »

Nous avions pris une très grande marge « au cas où », et arrivons pile-poil à l’heure pour accueillir Catherine. Les amoureux restent à Olinda, je repars seule avec Bernardo… et mes pièces !!

Le retour sera beaucoup plus calme (mais aussi long avec les bouchons !). 17h30, le crépuscule. La visibilité tombe, Bernardo en profite pour écrire quelques SMS au volant, tout en me montrant du menton le « lieu des accidents »… « Mouais… Vivement qu’on arrive ! »

A la radio, on entend une chanson d’Amy Winehouse remasterisée à la brésilienne avec des rythmes de samba. C’est un désastre ! J’espère qu’au moins elle ne l’entend pas !

Tout ce qui est musique étrangère, au Brésil, est d’abord « brasilisé ». On reconnaît un air, une mélodie ; mais les arrangements ou les voix sont retravaillés à la brésilienne. Idem pour la télévision. Aucune série ne vient de l’extérieur. (Pour les films je ne sais pas). Il ya censure, presque une dictature culturelle ou intellectuelle. Les Brésiliens n’imaginent rien en dehors du Brésil. Rarissime celui qui sait que, pour venir de France, il faut traverser un océan. « Ah bon ? Tu ne longes pas les côtes ? »

Heureusement, on change de station, et on finit le trajet avec du forro, la guinguette brésilienne ! Musique traditionnelle très gaie, à base d’un accordéon-clavier, d’une batterie, et d’une danseuse très court vêtue !

Enfin, on arrive à Jacaré ! Ouf ! Heureuse de retrouver Ratafia ! Maintenant, il ne reste plus qu’à remonter le moteur ! "Allo Guillerme?"

 

 

Si vous avez quelques minutes à perdre, vous avez toujours le droit d'écrire un petit message!

Et bon anniversaire au frangin, très bientôt papa! 

 

 

Par La tiote
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 14:27

Avec Guillerme, nous déposons finalement le moteur. Tout petit, tout léger, le voici suspendu dans les airs au palan de grand-voile, embarqué sur un engin flottant, puis emmené en brouette jusqu’à la voiture de Guillerme où il prendra place siège passager, ceinturé.

 

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Le schtroumpf moteur sorti de sa taverne !

 

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Embarquement sur la petite barge. On garde le sourire, en espérant que le moteur ne finisse pas corps-mort !

 

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Promenade en brouette. Merci les gars aux biscottos !

 

Les pièces (bielles, soupapes, segments, joints…) sont commandées en France, mais leur transport s’avère ardu ! Nous verrons cela plus tard !

Moteur en attente, place au tourisme dans l’état de Paraiba.

 

 

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Partout, même à la marina, on rencontre ces petits lémuriens.

 

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La ville de Lagoa Grande, qui signifie grand lac.

 

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 Jacaré et Paraiba 029-2

Plus raide que le Mont Lambert !

 

 

 

Jacaré et Paraiba 051-2Jacaré et Paraiba 053-2 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Sur la route, fabrique de briques. L’argile est extraite et moulée en briques, qui sont ensuite empilées en forme de four et cuites.

 

 

  

Jacaré et Paraiba 069-2Jacaré et Paraiba 058-2Visite d’une distillerie de cachaça, le rhum local, alcool de canne à sucre. Inutile de vous dire que la dégustation sera suivie d’une sieste en hamac !

 

 

 

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Vue magnifique depuis Areia, la plus ancienne ville de l’état de Paraiba.

 

 

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A Areia, réfection de l’église. Au-dessus de l’horloge, le peintre est certes attaché, mais c’est le seul ! Inspection du travail et normes de sécurité, ici on ne connaît pas !

 

Par La tiote
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