Au départ, les intentions étaient grandes! Ile de Boa Vista, Ile Sao
Nicolau... étaient au programme...! Mais le mauvais temps: passage de plusieurs ondes tropicales (qui deviendront
chacune plus tard un ouragan!) et des petits problèmes d’ordre “stomachal” nous retiennent au mouillage de Palmeira , sur l’Île de Sale, où nous commençons à connaître du monde et avoir nos
petites habitudes!
Au mouillage tranquille.... les deux ancres sont jetées à l’eau!
Sale est une île très aride et montagneuse (volcans), avec peu (ou pas) de cultures (mais des salines). Les maisons sont petites et très colorées. Mais nombre d’entre elles ne sont pas finies: beaucoup de constructions sont “en cours”, faute d’argent. Le peu d’habitants à Sale en fait une île très très chaleureuse, et vraiment paisible.
A la “grande ville”, Espargos, on trouve la poste! Phénomène assez international, nous n’arriverons jamais à pénétrer dans ce haut-lieu aux horaires mystérieux..., toujours fermée! Il y a aussi des petits restaurants locaux, les banques et le “super supermarché”!
Beaucoup plus touristique, au sud de l’île, Santa Maria, avec une magnifique plage de sable blanc, une eau turquoise, des hôtels et des restaurants plus
occidentaux (un glacier!!) et des tas de boutiques où les vendeurs commencent à aggriper les passants. On assistera à un très beau et entraînant spectacle de Capuera dans la rue, danseurs allant
de 3 ans à 45 ans!
Bref, on profite de ce mouillage, baignades, plongée avec masque et tuba, balades à Palmeira Center ! où à l’oasis de Fontona...
L’air est gai: on entend toujours de la musique (et oui Cesaria Evora, entre autres...) du petit port où les pêcheurs débarquent assez souvent un grand thon. Le week-end, la musique ne s’arrête plus! Du samedi après-midi au lundi matin, pas de trève! C’est la “fête au village” et c’est là qu’on peut manger les fameuses brochettes!!
Quant au bateau, il nous occupe aussi: allers-retours à la fontaine du village pour remplir
les réservoirs d’eau, cache-cache avec le marchand de gasoil... et quelques travaux à bord: tout le gréement est vérifié de haut en bas, l’enrouleur récupère des vis, la cloche de tangon retrouve
sa place sur le mât, outils et provisions migrent dans le bateau selon les places plus fraîches (pas de frigo) et même la coque aura un carénage complet!
Mon hôte est maintenant reparti retrouver le confort occidental! Pour ma part, j’espérais profiter de ce week-end pour aller au grand festival de Santa-Maria!! Et partir la semaine prochaine vers une autre île… Mais le programme change vite: en montant dans l’annexe, je tombe à l’eau… emmenant dans ma chute le nouvel ordinateur acheté d’occasion 4 jours plus tôt (miraculeusement, il a l’air de survivre à ce plongeon salé… à voir s’il a des séquelles!!) et tombe pieds et mains dans les oursins (Rigolez! Rigolez!). Les prochains jours sont donc consacrés au “désépinage”, jeu auquelle je deviens experte (vu la quantité à extraire!!).
Pour conclure ce charmant week-end, clopin-clopant et “uni-dextre”, je décide d’apprendre le fonctionnement du téléphone satellite Iridium, gentiment prêté par Henri, ... et le bloque avec un mauvais code! (Et ensuite on fera des blagues sur les blondes!!)
Finalement, je vais attendre encore un peu avant de partir!!


Pour ceux qui s'inquiétaient
de ma gamelle à bord...!