Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 21:29

Bientôt deux semaines que nous sommes arrivés à Grenade ! Bon d’accord il y avait quelques petites choses à faire à bord de Ratafia, mais il faut dire que l’île est aussi fort agréable ! Très jolie, très verte comme sa précédente voisine Tobago. On sent quand même un important apport financier touristique, du moins dans la partie Sud.

 

Grenade 3

Enorme catamaran anglais dans la marina ‘Secret Harbour’.

Le mât ?... Seulement 58m de haut !!

 

Grenade 4

A Saint-Georges, la plupart du temps trois ou quatre ferrys amènent les touristes pour visiter l’île. (Et c’est d’une autre taille que l’ancien P&O, ou le SpeedOne !!)

 

 Grenade 1

Une très belle régate, sous les grains. Les bateaux viennent de partout : Anglais, Américains, Grenadiens… Légère nostalgie de ne pas en y être !

 

 Grenade 2

Un air de Bretagne, ça souffle un peu !

 

Du coup, nous nous embourgeoisons aussi ! Après dix jours à ramer comme des galériens avec l’annexe dans les puissantes rafales, je sors enfin le petit moteur hors-bord ! Bien stocké au fin fond du bateau depuis près d’un an, il démarrera tout de même et sans faire d’histoire aucune ! Trop content de revoir la lumière du jour, le petit Mercury 2.5 nous épate ! Et merci aux filles (Saltimbanque) qui nous filent de la ‘bonne huile’ !! (Quant au moteur de Ratafia, il connaît en cette période quelques petits déboires sans gravité que nous réglerons en Martinique)

 

 

Grenade 6Avec Hugues, nous réfléchissons même à comment installer cette très belle baignoire à bord de Ratafia…

 

 Grenade 5

Ecoliers à Saint-Georges

 

Grenade 7

Clocher, Saint-Georges

 

Grenade 9

Le petit port de pêche, appelé ‘The Carenage’, dans la ville de Saint-Georges

 

Grenade 10

‘So british !’

 

A  bord de Ratafia, les chandeliers ont été ressoudés et les filières remises en place. Le chantier Technik a fait du super bon boulot, en remplaçant les pattes en viel inox craquelé, par du nouvel inox, et ce, à tout petit prix !

 

Grenade 11

Ratafia attend ses chandeliers.

 

Grenade 12-3

Ca y est Maman ! Je progresse en boulangerie !

Tof, tu ne me croyais pas, la preuve en image !

 

 

Grenade 13

Bon, bah ça, c’est moi.

 

Le 7 février est jour de fête nationale, c’est le 38ème anniversaire de l’Indépendance de Grenade, ancienne colonie anglaise. (J’ai d’ailleurs encore du mal à oublier mes réflexes portugais !). La fête se déroule dans le grand stade de Saint-Georges. Tout le monde est vêtu aux couleurs du pays rouge jaune vert, ils sont fiers de leur drapeau !

 

Grenade 14

On imagine difficilement la même chose un 14 juillet au Stade de France de nos jours !

 

Ouverture sur l’hymne national, puis de très beaux costumes traversent le stade : représentant la pêche, l’agriculture, l’économie, les habitants de Carriacou et de Petite Martinique (les deux îles dépendant de Grenade), échassiers et autres. Vient ensuite, bien évidemment, la parade avec police, marine, armée de terre, commandos et parachutistes vénézuéliens. Le spectacle s’éternisant, nous partons et loupons l’arrivée du président. Mais nous passerons tout de même à la télé nous dira la blanchisseuse de la marina !

 

Grenade 15

La parade. Vous remarquerez les casques pointus des policiers, très typique des Anglais !

 

Grenade 16Dehors, un steel-band composé de boîtes de conserves et de tambours de voitures joue des rythmes endiablés !

 

Grenade 17

Ecolières, à Grenville, côte Est.

 

Grenade 18

Bar-restaurant, à Grenville, où nous savourons des lambies (énormes coquillages) en roti (c’est-à-dire cuits avec des pommes de terre au curry, le tout enfermé dans une crêpe).

 

A Grenville, nous visitons une fabrique de noix de muscade. Grenade était autrefois appelée l’île aux épices. Le cyclone Yvan en 2004 a fait chuter la production de 90%. Depuis, les Grenadiens replantent des arbres, et la production reprend doucement. Aujourd’hui, l’île est redevenue 3ème exportateur mondial de muscade après l’Inde et l’indonésie. Les autres épices sont essentiellement la cannelle, le gingembre, le clou de girofle, l’herbe de citron. On trouve aussi beaucoup de cacaoyers.

 

Grenade 22La noix de muscade (la boule marron au centre) est entourée d’une pellicule rouge comme de la cire (appelée la mace et qui sert aussi en tant qu’épice) ; le tout protégé dans une coque jaune-abricot utilisée pour la confiture ou le sirop de muscade.

 

Grenade 20 Les cacaoyers. A l’intérieur se trouvent les fèves.

 

Grenade 19Un tronc ! Un immense tronc !!

 

Grenade 21Cascade de Annandale.

 

Grenade 24Cascade de Fontainbleu.

 

Approvisionnement en eau et en gaz et nous faisons maintenant route tranquillement vers la Martinique avec escales dans les Grenadines : Carriacou, Union et autres…

Par La tiote
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 22:08

Bon je suis un peu en retard oui… Merci Camille et Laure de Saltimbanque de me le rappeler !

Alors… Après avoir monté les nouvelles cadènes de Ratafia, nous quittons la « jolie » marina de Cayenne et sa pluie (enfin… c’est ce que nous croyons !!) vers les îles du Salut. Nous croisons notre premier requin nageant en surface; Maxence je pense très fort à toi, mais je n’ai pas eu le temps de dégainer l’appareil photo !! (Mais j’y pense, j’y pense !!) C’est plutôt bref, mais impressionnant tout de même !

 

cay1-2La sortie de Cayenne, Eole brille par son absence ! Mais les mouettes apprécient le nouveau car-ferry !

 

Les îles sont magnifiques par la végétation qui y a repoussé, difficile d’imaginer le décor quasi-désert du temps du bagne, lieu de grande barbarie. L’endroit est très beau, mais la visite assez funèbre… Les Salut sont composées de trois îles : la première,  l’île Royale, la plus grande, où étaient détenus la majorité des bagnards. On peut encore y visiter (ou voir les ruines) des différentes cellules, cachots sombres, cachots clairs, dortoirs communs (de 120 places), les maisons de gardes, mais aussi l’Eglise, la maison des Sœurs, l’Hôpital, la porcherie, les abattoirs, la place de la guillotine et les 3 cimetières (pour les gardes et leurs familles bien sûr !).

 

 

salut1Sur l’île Royale, l’église très bien entretenue.

 

salut2Le peintre-bagnard Francis Lagrange rénova l’église. Il s’inspira de

 visages d’autres bagnards et de gardes dans ses représentations, ce qui posa quelques problèmes à l’administration, mais qui fut vite oublié avec l’arrivée de la guerre.

 

salut3 

salut4Les cellules « privées »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

salut6Henri Charrière, plus connu sous le nom de « Papillon », était en fait au bagne de Cayenne, et non aux îles.

 

 Sur l’île Saint-Joseph se trouvaient les récidivistes, dans des conditions pires encore : cachots à ciel ouvert, c’est-à-dire pluie, cagnard, chaleur tapante du matin au soir.

 

 

salut7Sur l’île Saint-Joseph, le cimetière.

 

 

salut8Les cachots à ciel ouvert.

 

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Là où la nature – plus intelligente que l’homme – reprend ses droits. Un petit air des temples d’Angkor au Cambodge.

 

La troisième île, l’île du Diable, gardait les détenus politiques, et le célèbre capitaine Dreyfus (pour lequel Zola avait écrit le « J’accuse »).

 

salut10L’île du Diable. Il faut l’imaginer sans arbre ! Le capitaine Dreyfus dût lui-même construire un mur autour de sa cahute car les gardiens le soupçonnaient de « s’évader » en regardant la mer !

 

 

L'administration pénitentiaire française n'a pas à être très fière du bagne...

 

L’eau finalement très trouble (visibilité ≈ 20cm) et la réputation des requins dans le coin (Les bagnards morts étaient jetés à l’eau… Bon d’accord, c’était il y a longtemps, mais quand même !) reportent le carénage tant espéré de Ratafia ! En route pour Tobago ! Les vitesses affichées ne seront pas spectaculaires, mais la vue d’un deuxième requin en surface, une nuit sous un très beau clair de lune, effacera vite les regrets de carène sale !

 

Niveau estomacs, une petite bonite viendra inaugurer la nouvelle canne à pêche de Frèd, suivie d’une assez belle dorade coryphène. Là, on se régale !

 

tobago1Bon d’accord… On a triché ! On a saoûlé la dorade avant de la tuer… ! Un peu d’alcool dans les branchies, on espère avoir adouci ses dernières minutes… !

 

Au large de Tobago, Ratafia se fait un peu chahuter… D’assez belles vagues viennent par l’arrière (Nickel !), mais d’autres plus petites – les plus perfides – nous frappent de côté et ce… toujours pendant les quarts de mon équipier… que j’entends se faire tremper (et maugréer!) depuis la bannette !! « La vie est parfois injuste ! »

 

  tobago2

Arrivée au Nord de Tobago.

 

Tobago. Nous arrivons au Nord-Est de l’île, vers Pirate’s Bay (La baie des pirates comme vous l’avez tous deviné !) accueillis par un grain très épais faisant disparaître l’île et ses rochers… On y voit comme dans le trou du c.. d’une poule, et Ratafia tout heureux accélère, accélère… quand tout à coup le sondeur se met de la partie : passant de 45m à 8m, puis 5m, 4m, 3m… aïe ! Je suis persuadée d’être en « eaux saines », mais ne peux m’empêcher d’abattre pour nous écarter de l’île… Ouf ! Rapidement le sondeur affiche de nouveau 40m ! C’était juste une farce, une bête ou un banc de poissons attirés par la faune tractée sur la coque?? Le grain passe, les rochers réapparaissent, majestueux ! Au mouillage, nous retrouvons les copains de Jacaré : Charly et Chelo sur Tahiti, alors c’est la fête !!

 

tobago3Le mouillage de Pirates’s Bay.

 

Tobago est une île paradisiaque : l’eau claire (Ca y est ! Je peux enfin gratter le crépi qui recouvrait la coque !! Bientôt plus une seule parcelle d’antifouling n’était visible !! Frédo, une honte tu dirais !!), les poissons colorés, le sable blanc, les cocotiers, une végétation très dense assez semblable à celle de Guyane, des gens très gentils et serviables… Je vous fais rêver hein !!?!!

 

tobago4Les pêcheurs de Charlotteville, avec leurs doubles tangons.

 

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Tobago, très propre.

 

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La maison de Bob Marley!!

 

  tobago6

 

 

Mais nous n’y restons pas très longtemps, nous partons pour Grenade où je prévois quelques « bricolages » pour Ratafia, notamment de faire ressouder deux chandeliers cassés. Les conditons de nav’ sont excellentes : 15 à 20 nœuds par le travers, Ratafia tout propre, tout content, file, file file !!! Nous réduisons pour arriver au petit jour, réduisons et réduisons encore, jusqu’à 3 ris et petit bout de génois, Ratafia file toujours vive allure ! Au petit matin, drôle de spectacle ! Je n’avais plus vu tant de bateaux depuis longtemps !! Au mouillage dans la baie de Prickly Bay, plus de 100 bateaux !! Nous sommes dans les Antilles touristiques nous dit-on ! Ah oui !! Un choc !!

Nous passerons un très bon moment à bord d’Ysalis avec Gérard, Catherine, Josiane et Jean-Louis. Je retrouve aussi Claude et Rölf sur Tika rencontés il y a plus d’un an au Cap-Vert ! Le monde est petit ! Ainsi que Starman et Dorothy sur Gaia rencontrés aussi au Cap-Vert ! Ils me demandent des nouvelles du chien-matelot ! Buddy tu restes célèbre !!

Par La tiote
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 20:36

 

La Guyane, nous voici en France !! Avec ces supermarchés Géant, Carrefour et tout ce qu’on trouve en métropole. Sauf !! Des cadènes !! Ou trop hautes, ou trop étroites, ou trop larges… C’est finalement Frédo (de Boulogne) qui envoie, dans un délai des plus compétitifs, direct from Dunkerque, les cadènes adéquates pour ce cher Ratafia (qui est finalement très gâté cette année : moteur neuf, cadènes neuves… Joyeux Noël Ratafia !) Merci Frédo !!

Les cadènes sont changées (entre deux grains ! et oui c’est la saison des pluies !! Et pas pour rigoler !), les réservoirs à eau démontés, nettoyés (Houh ! La boue brésilienne qui s’y est déposée !!), remontés, le hublot du carré réparé. Merci à Frèd (de Corse !) qui donne une grande aide – très appréciable – à toutes ces tâches !

Quelques photos pour vous présenter la très classieuse « marina » de Degrad de Cannes où nous restons deux semaines.

 

1 DDC L’arrivée à Degrad de Cannes, le terre-plein

 

2 DDCSans commentaire !

   3 DDC

Par deux fois, le courant nous amène des gros troncs dans l'arrière-train…

 

Bon d’accord, c’est plutôt un « mouroir à bateaux » selon l’expression de Bruno ! Mais on ne va pas se plaindre, nous sommes au ponton à couple, avec eau et électricité et ce gratuitement !! Vive la charitable France !

 

A 17 km, la ville de Cayenne avec son « seul » bar, les Palmistes sur la place du même nom. Petite description urbaine : beaucoup de petits commerces sont tenus par les Chinois, mais on trouve aussi toutes les chaînes françaises (ou non) comme Yves Rocher, Orange, Etam… avec un petit air exotique : des peaux brunes, un parler créole, un « non-stress » et des « steel-band » (instruments de musique à base de bidons) dans la rue.

 

4 Cayenne

Le bar des Palmistes

 

5 CayenneFaçade

 

A un peu plus d’une heure de route au sud, le village de Cacao forme un bout d’Asie. Des Hmong du Laos (apparemment arrivés à l’époque des boat-people) vivent là : ils cultivent fruits et légumes pour la Guyane. En exagérant à peine : en Guyane bossent les Hmongs et les métros !

 

6 Cacao

Panorama sur la forêt guyanaise

 

7 CacaoAu marché

 

8 CacaoTout dépend à côté de qui on se trouve ! Parmi les Hmong je ne suis pas si petite !

 

9 CacaoL’église

 


Mais la Guyane, c’est surtout la forêt amazonienne, avec son climat très chaud et très humide (donc encore plus chaud !!). Des arbres gigantesques (arbres cathédrales, fromagers, palétuviers), des bestioles répugnantes (scolopendres, fourmis colossales, mygales (qu’on ne verra malheureusement ou bienheureusement pas !)), des fleurs magnifiques, des papillons majestueux (comme le morpho bleu), et des moustiques partout, partout !!

 

10 Lamirande

Sur le sentier de Lamirande, une star!!

 

11 Lamirande

 

12 Lamirande

 

13 LamirandeUn grage, venimeux, et peut-être mortel, mais pas agressif, et plutôt endormi.

 

14 Lamirande

  Bon bah ça c'est une tortue...

 

15 Lamirande

 

16 RorotaSur le sentier de Rorota. Devinez ce que c’est ??

« Coucou petite bête ! Allez! Montre ta tête !! »

 

17 Rorota« Quoi ?? On m’appelle ?? »

 

18 Rorota« Oh, vous me faites chi.. ! Je me casse ! »

Il faudra quelques minutes à ce paresseux pour grimper au sommet ! On a le temps de les admirer ceux-là !

 

19 RorotaVue sur l’entrée du chenal, avec dans le fond l’îlet « La Mère »

 

20 PlageLa plage, et son eau marron.

 

Ratafia est prêt, et trépigne !! Il aimerait retrouver des eaux bleues et claires ! Camille, ancienne collègue, vient de passer avec Laure, sur leur Brise de Mer Saltimbanque! Un dernier plein de produits frais et nous partons nous aussi – toujours en équipage – vers les Antilles, plus précisément Tobago puis Grenades, avec d’abord un stop aux îles du Salut pour visiter le fameux « bagne de Papillon ».

 

ET BONNE ANNEE A TOUS !!!

Par La tiote
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 21:42

 

25 novembre 2011, nous quittons (enfin !) Jacaré ! Le comité de départ est présent. Charly et Chelo que nous espérons revoir bientôt, Claude et Paule avec leur corne de brume, Jean, John, Leslie… Frèd lève l’ancre ! C’est la Sainte Catherine, je pense « Bonne fête Maman ! »

 

0.départ de Jacaré-2

Tchau tout le monde !!

 

La nav’ jusque Luis Correia se passe très bien. Agitée au départ, « Ratafia, ce n’est pas un bateau pour les vieux ! » selon Frèd ! Une magnifique dorade coryphène (suicidaire !) d’environ 4-5kg viendra agrémenter nos repas (déjà bons car l’équipier aime la bouffe !). Cuisinée à la tahitienne (cuite au citron vert, tomates, concombres, oignons et lait de coco) le midi et frie le soir… Un régal !

 

1.coryphéne,sur Ratafia,super

Hum ! Celle-là ravira nos estomacs !


Bon, j’apprends aussi que mes poissons rose fluo à voile sont en réalité des méduses (rose fluo et à voile toujours !) qui remontent le vent avec leur crête dorsale.

 

drapeau-2

Confection ou réparation du drapeau de courtoisie… Mieux vaut ménager les susceptibilités !


L’arrivée à Luis Correia est un peu casse-tête ! Aucune carte récente, et des « waypoints » (=des coordonnées données par des amis) qui nous envoient dans les rochers… L’entrée ne correspond pas vraiment avec ce que nous avons sur les cartes françaises ou brésiliennes. Mais les pêcheurs (sur des barques mais aussi sur de gracieuses felouques) sont là pour nous expliquer le chemin ! Le décor est magnifique, très vert, de la mangrove avec des dunes de sable blanc derrière. Prêts à mouiller, mais…. Ah zut ! Nous voilà posés sur un banc de sable… Un peu de génois penchera Ratafia et le libèrera de son enlisement. Nous voici arrivés !

 

Luis Correia 022-2

 

Luis Correia 023-2

Les pêcheries de Luis Correia.

 

 

Luis Correia 027-2

 

Les pêcheurs lavant leurs filets.

 

 

Luis Correia 026-2

L’église de Luis Correia. Comme tous les villages ou villes maritimes, la décoration intérieure est très liée à la mer.

 

 

Luis Correia très belle escale. Petit village de pêcheurs, tranquille. Le mouillage est agité car le vent est fort sur la côte nord du Brésil, et dans ce couloir qui accélère le vent, Ratafia navigue sur place ! Plus tard nous irons chez Pelé et Dalva, qui possèdent un petit ponton et nous permettent l’accès à leur douche, et de refaire le plein d’eau. Le bateau est en sécurité : deux chiens montent la garde (et ce ne sont pas des Buddy !!).

 

Luis Correia 056-2

Au ponton de Pelé.

 

10.maison à Pelé

Chez Pelé et Dalva.

 


Petites réparations pour Edouardo, le régulateur d’allure, dont les rotules sautent (un peu trop) régulièrement.

 

 

Luis Correia 047-2

Luis Correia 051-2

Les dunes de l’autre côté du rio, où nous irons en annexe, à la rame ! (vent et courant traversiers nous dépalant !)

 

 

5 Décembre 2011, nous quittons Luis Correia, et le Brésil. Route vers la Guyane française. Dehors ça souffle, déjà dans le chenal des vagues toutes blanches se lèvent. « Normal, vent contre courant » me dis-je… Mais dehors, ça ne s’améliore pas… Et plus vraiment question de faire demi-tour avec ce courant à contre… 3 ris dans la grand voile, petit bout de génois, au largue, nous nous écartons de la côte, et nous relayons à la barre toute la nuit pour passer au mieux les vagues. 2 jours de rodéo, puis tout se calme, une fois passé la longitude de Sao Luis, le vent tombe. C’est à ce moment qu’on s’aperçoit que la cadène du bas-hauban arrière babord sort de son logement… (Les cadènes sont les pièces permettant de fixer les haubans sur renforts reliés à la coque.) On peut dire qu’on est chanceux, car le temps reste calme tout le temps de la réparation. (Nous avançons tout de même à 3 noeuds avec le courant, toutes voiles affalées !) Avec les moyens du bord, nous fabriquons une cadène à l’aide d’une estrope d’acier. « En espérant que nous ayons une météo calme jusque l’arrivée ! » Sécurisé tout de même avec un bout depuis les barres de flèche. Le tout tiendra nickel.

 

cadène 002-2

Une estrope d’acier bloquée d’un côté par une cosse sertie, de l’autre par deux serre-câble à suivre. La plaque d’inox perpendiculaire permet de maintenir l’estrope en place sans entailler le pont.

 


Cette fois nous ne pêcherons pas. Mais observerons de nombreux dauphins : des dauphins qui nous snobent, des vieux rosés, des endormis, un jeune acrobate qui nous fera un flip arrière parfait sans une éclaboussure ! des globicéphales, des dauphins joueurs… Et des dorades coryphènes qui nous narguent, mais pas suicidaires celles-là !!

 

Arrivée à Cayenne de nuit. Le chenal est gigantesque, le plus beau que j’ai jamais vu : une piste d’aéroport !! Tout droit et illuminé de partout ! Juste un feu directionnel me perturbera, car je n’en avais jamais vu et je crois à un bateau qui se dirige droit sur nous ! Nous entrons à contre courant, mais tout à la voile ! Un grain de bienvenue, on aperçoit enfin la « marina » où nous retrouvons Amélise le bateau de Bruno sur lequel nous comptons nous mettre à couple. Mais le courant traversier nous vaut une arrivée spoutnik, un bisou à Bruno à minuit… Nous sommes arrivés en Guyane ! Un bout de France !

Je retrouve du monde : Emma, Loïc et la petite Adèle de Kalanag connus à Itaparica, Hugues et Dominique sont là aussi.

Ce 16 décembre, nous assistons au lancement de Soyouz, qui envoie 3 satellites. Nous avons beau être en site « rapproché », l’événement est très bref ! Des heures d’attente pour quelques secondes de spectacle ! Un point rouge qui traverse le ciel ! (Mais très belle image-souvenir de la fusée passant derrière un nuage, couleurs splendides !)

 

DSC00154-2

Sur l’écran géant, retransmission et compte à rebours !

 

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Décollage!

 

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Derrière le nuage!

DSC00159-2Sortie de nuage!

Bon, d’accord… sur les photos on ne voit pas grand-chose… ! Mais on peut dire qu'on y était!

Par La tiote
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 02:59

Les fêtes se succèdent au Brésil : le 02 novembre la Toussaint (décalée d’une journée par rapport à l’Europe), le 12 novembre la fête de la Sainte Vierge, le 15 novembre la fête nationale (proclamation de la République) …

Pour la Sainte Vierge, nous avons droit au défilé des Marinettes dans la (seule) rue du village. Moyenne d’âge 65 ans ! Sous la barre des 55 ans seule une fillette d’une dizaine d’années assure la relève ! (Je vous laisse imaginer le lever de gambettes et le lancer de bâton !) Selon les villageois : « C’est toujours pareil le défilé ! » Pourtant à en croire la synchronisation, on ne dirait pas ! Toute la rigueur brésilienne !! « Le Brésil n’a pas intérêt à se faire attaquer par la mer ! » rigole Jean. Entre celle qui a oublié ses chaussures et danse en baskets, celle qui n’est jamais en phase avec la troupe, celle qui ne trouve pas son mouchoir au fond de sa poche quand toutes les autres l’agitent en l’air… La Marine ne brille pas ce soir, mais nous fera bien rigoler !

 

Pour la fête nationale, c’est un braquage à main armée… Hugues et Dominique (rencontrés à Aratu) arrivent au matin du 15 novembre et se font attaquer le soir même à bord de leur bateau par des gars cagoulés et armés de fusils, dans leur cockpit. Ce sont les bombes lacrymogènes (et le bon et courageux réflexe de Hugues !) qui feront fuir les agresseurs. Je ne voudrais pas casser l’image de ce lieu plutôt tranquille, l’événement reste inhabituel. Mais Charly et moi prendrons l’habitude de garder nos radios VHF en veille même la nuit...

 

Et puis, il est temps de partir : le moteur est réparé, le tour des environs a été fait, et le bateau réclame la mer : le feu de tête de mât (navigation + mouillage) se désiste. Malheureusement, cette petite chose toute neuve était à la pointe de la technologie : les LED sont moulées dans la résine, et le feu irréparable. Feu le feu de nav’ ! (Mais, j’ai gardé les feux de balcons, ces vieux trucs qui marchent toujours après un coup de papier de verre et de dégrippant !)

 

Nous allons donc partir ! Nous, c’est-à-dire Ratafia, moi et un nouvel équipier ! Fred, arrivé ici sur un voilier dont le programme a été modifié, possède un bon CV nautique : bon mécano, aimant cuisiner et disposant d’une large bonne humeur. OK ! Roule pour la Guyane française ! Suite au déménagement des (nombreuses) affaires de Fred et au ravitaillement, Ratafia s’enfonce encore un peu plus… On peut dire qu’au moins on aura de quoi matosser !

Ce sera la première longue nav’ accompagnée (de quelqu’un qui parle, contrairement à Buddy qui était toujours d’accord et n’avait pas le choix !)

 

Direction nord. Escale prévue : euh…. ?? Parnaiba ? Sao Luis ? Les îles du Salut en Guyane ?

 

Bisous à tous ! Et promis la prochaine fois, je mettrai des photos !

 

Par La tiote
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